mardi 8 octobre 2019

The other Art Fair, London

source : son très beau site
 Un dimanche en famille, ce qui est de plus en plus exceptionnel. Nous essayons de programmer des projets de sorties en commun.
Nous traînons emmenons nos amateurs d'art à The Other Art Fair, s'enrichir de talents et s'inspirer de techniques - notre Jeannette prépare une option arts plastiques au Lycée.
Première rencontre, avec l'artiste Helena Pallarès, une espagnole vivant à Paris qui nous entend parler français. Nous avons comme point commun de ne pas vivre dans notre pays d'origine. On reste un peu pour discuter, son travail est basé sur la technique du collage, avec une partie portraits d’artistes français, Brassens, Edith Piaf, Gainsbourg. J'aurai bien craqué...
L'artiste suivant a accroché ses œuvres au scotch sur ce mur de céramiques, ce qui n'empêche pas leurs prix d'être *élevés... L'artiste au nom insolite, Gommie Gom, peint des poèmes et les met en scène avec différents médiums. I paint poems, write poems, perform poems. They can be your poems, my poems or poems poems. Pour sa série de "cartes" il superpose un mélange d'encre, d'acrylique, d'aquarelle et de sable, pour ensuite intégrer un poème. (*Il vend chaque oeuvre au tarif unique de £2449 !)
Intéressants les commentaires des enfants en découvrant les stands... "Ce n'est pas de l'art !", les débats sont ouverts (très présents à l'école comme activité).
Donc un accueil mitigé pour cet artiste, Laurie Vincent, un anglais de Brighton, également membre d'un groupe de punk. Devant ses œuvres expressives, le message est ouvert, à chacun son interprétation. "I want people to feel whatever they want when they look at my art. I don’t intend on telling people meanings or what I think my paintings represent. People should have their own experiences with them."
Comme toujours, un coin est aménagé pour le jeune public, avec un espace pour créer. En discutant avec les volontaires qui accueillent les familles, nous apprenons l’existence de "Calm Art Collective", CALM : Campaign Against Living Miserably, une association qui milite contre le suicide masculin, plus grande cause de mortalité chez l'homme de moins de 45 ans. "Calm" récolte des dons par la vente d’œuvres offertes par des artistes.
Une autre rencontre liée au fait que nous parlons français trop fort (?) est cette fois avec un artiste grec aux mille facettes. Il nous accueille en français, très chaleureusement. Ses tampons géants représentent des personnalités politiques qu'il reproduit sur le caoutchouc. Teresa May, D. Trump se consument dans leur sablier. Saavas Verdis a été élevé au Lycée Français de Londres et nous apprenons qu'il 'y est installé, enseigne l’urbanisme à l'université LSE London School Economics et plus tard sur un réseau social, je découvre qu'il est un très bon ami de quelqu'un du quartier - lui même belge et espagnol.
Les formes rondes de Marijah Bac Cam nous attirent, leur univers marin, avec des dégradés de bleus mêlés aux traits fins dorés. Cette fois nous ne saurons pas qu'elle est française installée à Uzès (nous sommes maintenant discrets), à droite Big Indigo Blue planet. Cette série est inspirée d'images satellites (£972). 
Nous découvrons ensuite les œuvres de coulées de peintures vives, qui crée des motifs en fonction de de leur angle de séchage. Sarah Emily Porter joue avec la gravité, et recouvre successivement  sa toile de différentes applications en l'orientant plusieurs fois.   
https://leytonstoneartstrail.org
Dernière rencontre en version bilingue cette fois, Matthieu Leger , (avec ce nom français), est un jeune artiste qui a grandi à Londres dont la maman est française d'Angers. Il échange avec Jeanne sur l'option Art au Lycée et son parcours en école d'art. Dans cette série, il représente des animaux très colorés en les intégrant dans un univers digital. Il nous parle de son frère, Olivier Leger, artiste lui aussi, qui expose un peu plus loin sur le thème des animaux marins, tout en noir et blanc ! On y fonce.