jeudi 8 février 2018

Notre Escape game

Dois-je rappeler le principe du jeu ? Pour ceux qui ne sont pas joueurs, vous n'avez peut-être pas entendu parlé du phénomène mondial des escape games, voici donc une petite explication.

Le principe: un groupe enfermé dans une pièce dispose d'une heure pour résoudre une énigme et s'échapper du lieu. Chaque pièce a son scénario et son ambiance. 
Le thème : Le monde de la sorcellerie et de la magie 
Etant assez réticente à l'idée de rester enfermée quelque part, je n'avais jamais osé tenter l'aventure. Jusqu'à ce qu'un copain assez blagueur (débarqué la veille de NYC) nous fasse la surprise de nous y amener. Il est fan d'Harry Potter comme la moitié de notre maisonnée. Je me laisse entraîner dans l'Est industriel de Londres (Shadwell) par un samedi matin pluvieux.

Le dress code :
Nous avons suivi la consigne de notre ami blagueur, venez déguisés ! 
Comme nous vivons dans une société où la moindre occasion est propice aux costumes, nous avons joué le jeu...pour rien, bien-sûr. 
Ainsi, notre petite collégienne a du porter son uniforme d'école un samedi et même punition  pour son frère, en pire, qui a du mettre des vêtements de sa sœur. Une première.
Nos petits élèves de l'école Hogwarts se sont pliés à la règle du costume devant les membres de l'accueil assez surpris de nous voir arriver "à fond" dans le thème. De notre côté, nous avions trouvé des personnages qui correspondaient à nos accessoires, Severus Snape et Myrtle Warren, pas de folies d'achat au Party Store...
L'interêt : Passé la surprise du non déguisement, nous sommes tous embarqués pour une aventure, où chacun va proposer des pistes, chercher des indices et débloquer des verrous. Il est drôle de voir comment chacun s'adapte aux énigmes, fouille partout, gère sa patience et sa persévérance !
Le briefing : Après la présentation des mesures de sécurité (il y a un bouton "alarme" en cas d'urgence pipi ou autre) et celle du code pour communiquer avec l’extérieur, on danse devant la caméra de surveillance pour demander de l'aide. On est prêt pour se laisser enfermer...
L'ambiance : L'idée de départ est de créer un univers fidèle à un thème, dans une petite pièce remplie d'accessoires, un peu comme un décor de cinéma. Ensuite, notre petite équipe doit trouver le point de départ, en observant tous les détails, objets, tiroirs, pour commencer notre jeu.
Les indices : Au cas où l'équipe n'est pas au top (ils doivent se marrer à observer la scène de l'autre côté), l'organisateur envoie des indices sur un écran. Avec le chronomètre il n'est pas question de perdre du temps, il faut gérer l'envie de s'en sortir seul et celui d'aller jusqu'au bout (donc peut-être de se faire aider).
Les codes : Pour poursuivre le jeu, il faut réussir à trouver des codes pour ouvrir des cadenas, qui libèrent des tiroirs dans lesquels on découvre des clefs...Le côté technique est assez bluffant, certains codes fonctionnent avec des mouvements haut, bas, gauche, droite, des lettres, et même des mots ! Et puis je n'en dirai pas plus mais on débloque des trucs incroyables...
La pression : Avec le problème de vouloir se débrouiller, nous n'avons pas pu finir l’énigme et libérer le dernier verrou...grosse frustration ! Mais nous étions novices et avons un peu été brusques sur des codes délicats. Comme l'avait bien dit le briefing, ce n'est pas un jeu de forces avec les mains, mais avec le cerveau ! 
Escaped ? : Nous ressortons avec un des membres de l'accueil qui a dû venir nous rejoindre pour nous montrer les derniers "trucs" qui nous ont échappés. 
Autant dire que les adultes sont plus embêtés par l'échec que les enfants. A l'anglaise, nous posons avec les panneaux de victoire avant de repartir pour une balade avec notre copain. Et si on le perdait dans les rues de Londres ?
A charge de revanche Monsieur le magicien...

mercredi 24 janvier 2018

All you need is...Tea and Crafting !


This is only now that I decide to start a new year of blogging. It's taken a long time (28 days exactely) to get some inspiration. I think I am more into slow blogging now.

Keeping a blog updated is like cooking, you need to gather ingredients. 
More than a good recipe, you have to get the eagerness to write a "piece of your life", like the french say, une tranche de vie.
Time is also somehow missing as well as a huge lack of light. Bad weather in this time of year is like how repellent kills mosquitoes. With no outings, you simply have no opportunities to tell stories.
IT came back last Sunday. I would never have imagined that offering a watercolour workshop to my 13 years'old teen would be so inspirational. I was planning to drop her at the place (great Covent Garden area) and wait somewhere in a café. 
My scan of the room immediately caught sight of the creative mood. Its brightness and vivid colours, from various crafts on display, materials, peg boards, and the warm welcome from the artist, providing some tea and cakes before starting.
Tea and Crafting is what a lot of people would love on a Sunday. Some of us had been given the workshop as a Christmas present, some had self-given this special treat; and some even had their lunch break and attended the second watercolour workshop.

I was only watching and I can tell how hard I begged my daughter to let me try.
The two-hour session is a way to experience a new technique and makes you feel confident enough to continue at home. 
From what I heard from the people attending, some had never handled a brush since their school years; and one said she had made a new year's resolution in trying out one new craft a month. I loved it. 
I wish everyone a year filled with creative experiences, something you never dare to try or even kept away for too long.
Premier article de l'année 2018, publié à la fin du mois, c'est dire si l'inspiration était au rendez-vous. J'espère me rattraper dans les mois à venir pour atteindre l'article numéro 500 (ou peut-être dans les années à venir si je vais à ce rythme). Bienvenue dans l'aire du slow blogging !
Le "secret" pour animer un blog, c'est un peu comme une recette de cuisine, il faut réunir des ingrédients.
En plus de l'inspiration, il y surtout l'envie d'écrire, et puis aussi un peu le manque de temps. Et pas seulement le temps qui passe.
Le facteur météo est encore plus vrai pendant les mois d'hiver où le temps est mauvais. Le manque de lumière a des conséquences sur une autre activité, celle de faire des photos, et puis celle des sorties en extérieur ! Pas de sorties, pas d'idées !
C'est un peu comme n'avoir rien à se mettre sous la dent. Ce qui est vrai pour la photo, est vrai pour l'écriture et pour la cuisine. Pour faire une bonne recette, il faut des produits frais !
Or le très faible ensoleillement du mois de janvier (record mondial) n'a pas été favorable pour faire une "bonne salade de fruits".
Avec un peu d'imagination, j'ai trouvé de l'inspiration grâce à un petit pied de nez à la météo. Une lueur d'espoir dans ce ciel gris : un atelier aquarelle !
En offrant à ma Jeannette un atelier d'aquarelle pour Noël, je n'aurai jamais pensé au bien que ce cadeau pourrait faire, sur elle, c'était presque gagné d'avance, mais sur moi, qui avait prévu de repartir après l'avoir déposée.
La surprise fut immense. Un bienfait tant pour les yeux que pour le moral. Je suis restée pour observer et j'en ai profité pour faire des photos !
Tea and Crafting est une petite société d'organisation d’événements liés aux travaux manuels (enterrements de vie de jeunes filles, entreprises, duos de copines ou individuellement, un cadeau à soi-même !). Leur atelier est situé au cœur du quartier de Covent Garden.
A peine entré dans la grande pièce aux murs blancs, l'environnement invite à la créativité. Et voilà, c'est parti pour deux heures de régal pour les yeux. L’atelier propose de se familiariser avec une nouvelle technique, expérimenter les couleurs pour ensuite oser poursuivre chez soi.
L'illustratrice / graphiste propose d'abord de jouer avec les dégradés, en rajoutant de l'eau aux pigments. Ensuite, les néophytes sont laissés libres de faire leurs premiers essais de feuillage et de fleurs. Exactement ce qui manque dans la nature en ce moment.
J'ai bien aimé le projet d'une des participante, en se présentant, elle explique qu'elle a décidé d'essayer une activité nouvelle par mois pour ses résolutions de l'année. Je suis séduite par son idée, une bonne façon d'apprendre tout au long de l'année.
J'en profite pour souhaiter à tous mes lecteurs une année de découvertes pour cette nouvelle année !
 

samedi 30 décembre 2017

Street Art Portraits made in London

Encore quelques heures en 2017 pour se ré installer chez soi après quelques jours en France. Et retrouver ce blog, se mettre à l'écriture du 483e article ! 
L'auteur de ce portrait est Ben Slow, un artiste formé aux Beaux Arts, qui aime varier les supports qu'il utilise. Cette série de portraits a été réalisée pendant le mois de décembre à Brick Lane, quartier à l'Est de Londres, connu pour sa culture Street Art. Comme les œuvres qui sont "exposées" ont un caractère éphémère, il faut souvent y venir et observer les murs, les recoins des rues du quartier. Ici, découvrez un mini classement de fresques récentes.
Ce jour-là, j'y ai même croisé une visite guidée. Les plus belles galeries d'art sont dans la rue, il suffit de lever les yeux !
L'artiste anglais Orrible, utilise des pochoirs d'animaux, comme ce panda et la souris un peu plus bas, un peu naïfs dans ce monde du street art parfois assez subversif. 
Je découvre aussi un autre artiste, français, C215, qui réalise ici le portrait de sa fille Nina. Installé à Vitry Sur Seine, la ville est devenue grâce à lui la capitale du Street Art en France. Des touristes du monde entier affluent à la découverte de plus de 150 œuvres réalisées par de nombreux artistes internationaux. Allez voir Vitry !
Puis voici les bonhommes de Boxi Trixi, qui rappellent les dessins d'enfants qui se superposent sur d'autres collages ou graphisme. Cet artiste argentin fait parti d'un collectif BA Paste Up. Leurs œuvres évoluent au contact des uns et des autres. Une histoire de rencontres.
Ci-dessus, My dog sighs, avec son "oeil" déjà reconnu à travers le monde. Depuis deux ans, cet instituteur de maternelle vit de son art. Il participe aussi à Free Art Friday, un mouvement mondial qui laisse aux passants la possibilité de prendre une œuvre d'art laissée dans la rue.

La Reine Elisabeth 2 a été aussi beaucoup représentée sur les murs de Londres. On la retrouve avec un masque de cat woman, une héroïne nationale, c'est sûr ! 

Pour terminer sur une artiste française de Marseille et ses portraits de femmes, en bas, à droite. Manyoly est connue pour ses couleurs très vives et expressives. 
Alors, une résolution pour 2018 : on lève les yeux !

dimanche 17 décembre 2017

The BIG London Bake - GBBO made in Tooting

Like many other girls her age, or even, any fan of the serie The Great British Bake Off, you might have dreamt of entering that tent.
Jeanne did it for her 13th birthday and literally participated into the UK most famous bakers'competiton, although not aired on television this time.

Funnily enough, we discovered the Big London Bake down the road, hosted by the Castle's rear garden, and couldn't believed our eyes it was real.
The same tent happend to be in the middle of Tooting's most amazing beer garden. And we could even book a session, and therefore, take part in the competition !
When I mean "we", I haven't been brave enough, so I booked for my daughter and a friend. It says contestants under 18 would have to attend any session before 8pm, after that, no children would be permitted into the pub. So I managed to book a 6pm session after school and waited for 90mn inside the pub crowded by Christmas parties, wishing I would see inside the tent on a screen.
I was tempted to stay with the girls to make sure they would be following  the recipe and manage the building of the Gingerbread house (could be quite challenging) but they kindly asked me to leave (the girls, not the staff).
So when the judge started the countdown, I realized it was serious, the two thirteen year olds' girls had to bake a 3D biscuit house and deliver it within a timed assignment.
So I left, my heart pounding.
I wasn't sure whether this birthday present would be one to remember. What if they panicked or completely failed their recipe ?
When I came back, at half time, I hoped for the best.
The two chefs had made such a great job at putting together 4 walls and a roof, made of biscuit, piping and assembling all the details of their project. They shared the chores and managed to work together as a team. No arguments.
I noticed a strange face on the pictures though, a funny smile. I realised as they took their masterpiece  to the last stage of the competition, that they had been nibbling sweets all the time.
I hold my breath while all the houses were brought to the judges'desk.
Each of the houses were commented and tasted. Some had one wall missing (it fell on the floor), some had no wall standing at all (poor couple, I wondered what they did for 90mn, hopefully not arguing), and eventually, 3 houses were selected to the Final.
The third wasn't bad at all, the second...was "ours", and the first was beautifully assembled, with the well balanced cinnamon flavour, and of course, made a perfect snap, like Mary Berry would say.
The girls were happy to come second among a group of adults, and let me carry their huge box back home. I couldn't let them down this time.
Great evening, nerve wracking for some of us, memorable for everyone.